Le KPV est un tripeptide : trois acides aminés seulement, la lysine, la proline et la valine. Ce sont les trois derniers acides aminés de l'α-MSH, l'hormone stimulant les mélanocytes, connue pour son rôle dans la pigmentation de la peau mais aussi pour ses effets sur l'inflammation.
D'où vient le KPV
L'α-MSH est produite à partir d'un grand précurseur, la pro-opiomélanocortine, qui donne aussi l'ACTH. Dans les années 1980 et 1990, des équipes ont cherché quelle partie de l'α-MSH portait son effet anti-inflammatoire. Le fragment final, KPV (positions 11 à 13), en conservait une bonne part, sans les effets sur la pigmentation.
Comment il agit, d'après les études
- Dans l'intestin, le KPV est transporté à l'intérieur des cellules par PepT1, un transporteur de petits peptides dont la quantité augmente quand le côlon est enflammé.
- Une fois dans la cellule, il réduit l'activation de NF-κB et des MAP kinases, deux interrupteurs centraux de la réponse inflammatoire.
- Contrairement aux analogues de l'α-MSH comme le mélanotan, il n'est pas décrit comme un agent de pigmentation.
Ce que montrent les travaux
Chez la souris, le KPV donné par voie orale ou ajouté à l'eau de boisson réduit l'inflammation dans des modèles de colite. Des nanoparticules chargées en KPV, conçues pour libérer le peptide dans le côlon, ont donné des résultats comparables. Les études portent aussi sur la peau et sur des cellules immunitaires en culture.
À ce jour, aucun essai clinique publié n'a évalué le KPV chez l'humain. Les données viennent de cellules en culture et de modèles animaux, souvent d'un petit nombre d'équipes.
Ce que ce n'est pas
Ce n'est pas un médicament, ni un peptide de bronzage, ni un traitement des maladies inflammatoires de l'intestin. C'est un réactif de laboratoire, vendu pour la recherche. Il entre aussi dans la composition du mélange Klow, à côté du GHK-Cu, du BPC-157 et du TB-500.
Fiche technique
- Nom
- KPV
- Séquence
- Lys-Pro-Val (3 acides aminés)
- Origine
- Fragment C-terminal (positions 11 à 13) de l'α-MSH
- Masse molaire
- 342,4 g/mol
- Transporteur
- PepT1, dans l'intestin
- Statut réglementaire
- Aucune autorisation de mise sur le marché
Ce que dit la recherche
Résumé des données publiées, rédigé par l'équipe PeptidLab. Il décrit des molécules étudiées en laboratoire ou en essai clinique : rien ici n'est une indication d'usage.
2004RevuePharmacol Rev
Synthèse des effets anti-inflammatoires de l'α-MSH et de ses fragments, dont le tripeptide C-terminal KPV.
2008PrécliniqueGastroenterology
Le KPV entre dans les cellules intestinales par le transporteur PepT1 et réduit l'inflammation dans deux modèles de colite chez la souris.
2010PrécliniqueGastroenterology
Des nanoparticules chargées en KPV, conçues pour libérer le peptide dans le côlon, réduisent la colite chez la souris.
Sécurité : ce que rapportent les études
- Aucune donnée de sécurité issue d'essais chez l'humain n'est publiée.
Sources
Liens vers PubMed ou vers le document d'origine. Articles en anglais.
- Catania A et al. Targeting melanocortin receptors as a novel strategy to control inflammation. Pharmacol Rev, 2004. PubMed
- Dalmasso G et al. PepT1-mediated tripeptide KPV uptake reduces intestinal inflammation. Gastroenterology, 2008. PubMed
- Laroui H et al. Drug-loaded nanoparticles targeted to the colon with polysaccharide hydrogel reduce colitis in a mouse model. Gastroenterology, 2010. PubMed
Mis à jour en octobre 2026.
Questions fréquentes
Le KPV fait-il bronzer comme le mélanotan ?
Non. Le KPV ne garde que les trois derniers acides aminés de l'α-MSH : les études ne lui attribuent pas d'effet sur la pigmentation.
Existe-t-il des essais cliniques sur le KPV ?
Aucun essai publié chez l'humain à ce jour. Les données viennent de cultures de cellules et de modèles animaux.
Pourquoi le KPV est-il dans le mélange Klow ?
Parce qu'il est étudié sur l'inflammation, à côté de peptides étudiés sur la réparation des tissus (BPC-157, TB-500) et sur la peau (GHK-Cu).
Ce guide a une vocation informative et scientifique. Les produits PeptidLab sont destinés exclusivement à la recherche en laboratoire et ne sont pas destinés à la consommation humaine ou animale.